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L’orientation des jeunes, une grosse lacune de l’éducation française

L’orientation des jeunes, une grosse lacune de l’éducation française

L’orientation chez les étudiants et jeunes actifs est une notion qui fait partie intégrante du système d’éducation. Lorsqu’elle est négligée, comme c’est la cas en France, les conséquences peuvent être très vastes. Les conséquences financières En France, selon les années, on peut atteindre jusqu’à 90% de réorientation chez les jeunes en première année d’études universitaires.

L’orientation chez les étudiants et jeunes actifs est une notion qui fait partie intégrante du système d’éducation. Lorsqu’elle est négligée, comme c’est la cas en France, les conséquences peuvent être très vastes.

Les conséquences financières

En France, selon les années, on peut atteindre jusqu’à 90% de réorientation chez les jeunes en première année d’études universitaires. Une grosse lacune du l’éducation française, non sans conséquences financières.

Faisons le calcul : environ un quart des étudiants suivant une formation ouverte aux bourses reçoit des aides financières du CROUS – soit 666 000 jeunes en 2015 -, celles-ci pouvant aller jusqu’à 460€ par mois. Si l’on part sur une moyenne de cette somme, soit 230€, multiplié par le nombre de boursiers, multiplié par 10 mois par ans, cela nous donne 1 531 800 000 €. Prenez maintenant les 90 % de ce total – le pourcentage de réorientation après la première année -, nous arrivons à une perte de 1 378 620 000 € par an.

Un système d’orientation privé

Bien sûr, il existe de nombreux organismes privés spécialisés dans l’orientation des étudiants. C’est le cas, à titre d’exemple, de la plateforme d’orientation Diplomeo, qui aide les étudiants et jeunes actifs à trouver une formation qui correspond au mieux à leur profil.

Mais il est quand même aberrant qu’un jeune doive payer pour trouver sa voie dans la vie. Ne serait-ce pas au gouvernement de mettre en place un système d’orientation publique, intégré au cursus scolaire ? Certains répondrons : « Mais ça existe déjà ! ». Oui, certes. Mais vu la proportion de réorientation chaque année, nul besoin de chercher d’autres preuves : ce système n’est pas efficace, loin de là.

Quelles solutions ?

Certes, une année d’études non poursuivie n’est pas une perte pour l’étudiant, qui doit forcément passer par là, à un moment où à un autre, pour trouver sa voie. Mais n’y a-t-il pas d’autres manières d’aider ces jeunes à s’orienter sans, pour autant, revenir si cher à l’Etat ?

Par exemple, dans certains pays, il est coutume de partir une année à l’étranger avant de se lancer dans les études universitaires. Ne serait-il pas si compliqué pour le gouvernement de mettre en place un tel système ?

Ceci n’est qu’un exemple. Il existe sans doute de nombreuses solutions à ce problème, mais il semble que personne, à l’Elysée, ne se pose vraiment la question. Et ce n’est pas non plus la seule à rester sans réponse. Nombreux sont ceux qui se plaignent du système d’éducation français. A quand le changement ?

Ruben
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