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La Turquie va devoir passer par de nouvelles élections

La Turquie va devoir passer par de nouvelles élections

Depuis l’annonce des résultats du dernier scrutin législatif le 7 juin, la Turquie a suivi d’un œil attentif, mais sans grand espoir, les négociations qui ont eu lieu entre le gouvernement et les partis politiques qui devaient former une coalition. Après des semaines de pourparlers, c’est l’impasse, ce qui rend inévitable la tenue de nouvelles

Depuis l’annonce des résultats du dernier scrutin législatif le 7 juin, la Turquie a suivi d’un œil attentif, mais sans grand espoir, les négociations qui ont eu lieu entre le gouvernement et les partis politiques qui devaient former une coalition. Après des semaines de pourparlers, c’est l’impasse, ce qui rend inévitable la tenue de nouvelles élections.

Un scénario quasiment annoncé

Si les négociations étaient attentivement scrutées par une grande partie de la population, le spectre de nouvelles élections anticipées planaient néanmoins sur le pays. Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoğlu, et le leader du CHP, Kemal Kılıçdaroğlu, le principal parti d’opposition, ne semblent s’accorder que sur une unique et seule chose : les différents partis qui doivent former le gouvernement de coalition n’ont aucune base commune pour entamer une collaboration. Il était donc peu concevable et même dangereux d’établir un système de gouvernance en se basant sur une telle réalité.

Le pari du président Erdoğan

Pour les différents partis d’opposition devant initialement faire partie du gouvernement de coalition, le responsable des échecs des négociations est tout trouvé. Ils pointent du doigt le président Erdoğan qui aurait fait tout ce qui était en son pouvoir pour faire capoter les pourparlers. En Turquie, la tradition veut que si un Premier ministre échoue à former un gouvernement, celui-ci doit céder sa place au leader du principal parti d’opposition. Il ne fait aucun doute pour le CHP que le gouvernement actuel n’honorera pas cette prérogative. Le président Erdoğan attendrait de pied ferme les prochaines élections, espérant que son parti, l’AKP, remporte la majorité. Cependant, d’après de récents sondages, la population turque en aurait assez de ces manœuvres politiciennes et rien ne garantit aujourd’hui une victoire du parti lors d’éventuelles prochaines élections anticipées.

Ruben
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